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Message  Baron Cimetière le Dim 30 Nov - 15:23

Edit 14/12/08: Rp collectif ouvert à toutes les bonnes volontés qui ont envie de participer pour écrire la suite.

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- "Ou t'as mis le blé salope! T'as intéret à cracher le morceau sinon je vais t'arranger ta petite gueule, tu m'entend!"


Le corps de la femme est allongée sur le bitume, sa robe déchirée, ses cheveux dans les yeux, son maquillages coulant sur son visage comme des larmes noires. L'homme se tenait au dessus d'elle, un barre de fer à la main et un bourrelé de graisse poilue qui pend entre son t-shirt et son pantalon. Planté comme un chauve-souris dans la demi-obscurité, j'observe la scène.

- "Sale pute! essaye pas de me la faire! Je sais que t'as fais plus de trois passes aujourd'hui, me raconte pas que t'as gagné que ca!" Il envoie sa rangers dans les cotes de la fille qui, dans un réflexe de survie, se plie aussitôt dans la position du foetus.

"Alors, ou t'as foutu le blé, connasse!"

Je décide finalement de sortir à la lumière de la lune. Le bruit de mes pas interpelle le gros qui tourne un regard plein de haine et de suspicion vers moi.

- "Mon cher, votre vulgarité n'a d'égale que votre pathétisme. En voila une étrange façon de traiter une de vos congénères."

- "Qu'es tu veux toi!"

- "C'est une question à ne pas poser à quelqu'un qui n'as pas encore diner."

Un sourire tranchant comme un rasoir fend mon visage en deux. Le visage du morceau de viande grasse qui se tiens devant moi se met à blémir. Si il a une chose qu'on a appris au homme au fil des siècles, c'est bien la peur. La peur de la nuit. L'arme ultime pour les tenir par le cortex cérébral.

Le corps de la fille, se met à bouger et lève un regard amorphe et fatigué sur moi. Un regard livide que l'on ne retrouve que dans l'oeil des malheureux et des héroïnomanes. Je pose mes deux mains sur le pommeau en forme de crane de ma canne et regarde l'homme qui commence a sentir le poids du temps peser sur ses épaules sans oser bouger un doigt.

"Viole la."

La peau de son visage se fige de stupeur. Il ne s'attendait pas à ca. Il commence à bafouiller quelques postillons en guise de réponse.

"Viole la ou je t'arrache l'oesophage."

Avec des gestes confus et maladroit il commence à ouvrir sa ceinture et baisser son pantalon. La femme étendue sur le sol n'a plus la force ou l'envie de réagir. Elle a décidé de se laisser couler dans ce lac de merde qu'est la vie. Le gros se met à genou, se penche de toute sa corpulence au dessus d'elle et lui saisi les deux poignets avant d'essayer de lui écarter les cuisses avec ses jambes. Son corps entier tremble de peur. La graisse frémie à sa surface de sa peau. Il tente des mouvements de va et vient en guise de simulacre de sexe.

"Allons, quesque tu attends pour la pénétrer? Son corps ne te fait donc pas envie?"

L'homme continu puis, plus rattrapé par le ridicule que par la peur, se rassis sur ses genou, je peut sentir l'odeur de tabac et de whisky de son souffle rauque. Son sexe flasque frotte sur le sol froid. Il tourne vers moi un regard de petit garçon.

"J..j.j'y arrive pas.."

Un rire tonitruant s'échappe de ma gorge et envahit toute la rue. Quelque part, ce couple symbolise assez bien tout le pathétique, la beauté et le malheur de l'humanité. Rimbaud disait que tout ce qui est beau est bizarre. L'inverse semble aussi vrai.

Je m'approche de la fille et demande au gros de partir. Il n'est pas necessaire de le repéter une deuxième fois pour qu'il s'exécute sans même prendre le temps de remettre son pantalon. Elle tourne vers moi un autre regard qui semble accueillir toute la tristesse du monde. Son rouge à lèvres qui dérape sur sa joue et son maquillage délavé la font ressembler à une poupée morte.
Je sors de sous mon manteau une dague que je laisse tomber à coté d'elle. Elle ne réagie pas au claquement du métal sur le béton noir.

"Ma chère, je vous laisse, en guise de souvenir de cette magnifique nuit de pleine lune, la clef pour choisir entre vous ouvrir les veines, égorger celui qui vous battez ou essayer de me poignarder dans le dos quand je partirais.
Bonne fin de nuit."

Je lève mon chapeau pour la saluer et reprend la ballade que j'avais commencée avant cet interlude. Je prend avec moi-même quelques paries sur la suite de sa vie.

Mon esprit se recentre rapidement sur le but initiale de cette promenade nocturne. La lune est toujours propice à la réflexion. Les fait défilent rapidement dans ma tête.
Une secte humaine de luciférien qui sème le désordre dans mon quartier à coup de réunion sécrète, d'orgie et de sacrifice (humain). Les crétins. Si le porteur de lumière leur avait réellement offert la connaissance, ils saurait que le culte est la première des aliénations en ce bas monde. Quoiqu'il en soit, ils vont tous mourir.

Puis il a eu le retour cet émissaire avec, dans ses mains, une lettre cachetée par un corbeau noir. Et dans la lettre, ce rendez vous mystérieux avec cette inconnue (qui, sans le savoir, allonge l'espérance de vie de cette secte humaine de 48h).

La rue tourne à droite, j'arrive au points de rendez vous. Un grand parc aux arbres morts qui se dressent comme des tombes. Personne. Seulement, moi en tête en tête avec le vent qui souffle dans les branches. Puis soudain je les aperçois. Des ombres m'encerclent. Je ne distingue pas encore leur visages, mais sent parfaitement leur présence. Des vampires.





Dernière édition par Baron Cimetière le Mar 30 Déc - 16:45, édité 1 fois
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Message  Ardath le Mar 30 Déc - 4:25

Ardath suivait l'inconnu depuis un moment déjà. Son esprit enfantin s'amusait follement, elle ne se lassait pas d'être spectatrice de la décadence humaine, immense théâtre ou ces déchets se trainaient mutuellement dans la fange et le sang.

Elle s'alluma une cigarette.

Ben tiens, un olibrius avec un chapeau... M'a l'air marrant, lui. Un compagnon de jeu pour ce soir, peut-être?


Du haut d'un toit, elle observait avec délice l'homme torturer ces pauvres amas de chair, effrayés à en crever. Lui aussi semblait prendre grand plaisir à orchestrer leur mort certaine.
A son grand étonnement, l'étranger laissa partir la chose grasse et flasque plutôt que de le noyer dans son sang. Une moue de décéption apparut sur son visage.

Bof, t'es pas si drôle que ça, en fait...


Une lueur se fit voir dans les ténèbres. Un couteau? Non, une dague... Voilà qui lui convenait plus!
Il s'en alla sans demander son reste, laissant la poupée exsangue gésir dans la misère de son insignifiante existence.
Féline, Ardath se déplaça sur son perchoir, se rapprochant de la chose agonisante, son regard puéril se teintant de perversion. Le corps fit mine d'attrapper l'arme... Puis se résigna.

Pff... Déchet. Tu n'es même pas amusante, petite larve.

La vampire sauta du toit, placa son visage à quelques centimètres de celui de la femme haletante. Elle utilisa ses dernières forces pour lui lancer un regard de bête appeurée.

-Ainsi tu préfères finir ta misérable vie là où elle a commencé... Rampant dans la boue, te confinant dans ta médiocrité... Tu ne mérites pas attention, mais je m'ennuye, petit insecte. Sois mon jouet pour tes derniers instants...


Un sourire dément s'afficha sur le visage d'Ardath. Elle carressa le corps maculé de sang et d'hématomes, tandis que sa victime gémissait de douleur, sans pourtant se débattre. Léchant la peau souillée, elle enleva le reste de lambeaux qui couvrait le corps...

...

-Tu ne m'as même pas distraite...

Elle prit entre ses mains le visage tuméfié de l'humaine, qui avait renoncé à montrer tout signe de vie. Du sang coulait de son entrejambe, ainsi que çà et là où la vampire avait arraché de fin lambeaux de peau. Elle respirait encore, faiblement.

-Pauvre créature... Pauvre, pauvre petit insecte... Je m'en vais abréger ces souffrances.... Profites de ta mort, ma chérie, prend ton pied!


La pénétrant à nouveau de ses doigts, elle pris délicatement la tête à présent informe par les cheveux, et l'éclata contre le bitume d'un geste d'une violence rare.

-Après tout, tu auras eu le mérite de m'occuper...


Il me faut retrouver ce type, à présent...

Son odeur... Celle d'un vampire, bien entendu. Elle pouvait presque le suivre à la trace, son parfum embaumait les rues. Il exhalait quelquechose d'indéfinissable, de spécial... Ce quelquechose lui plaisait.


Il se tenait dans un parc, l'air d'observer quelquechose... Quelqu'un?

Cet endroit est glauque... Des vampires? Ha, non, z'ont pas intêret à me le piquer, c'est lui mon nouveau jouet! J'ai rarement eu l'occasion de m'amuser avec un confrère... héhé...

Elle gloussa doucement, puis s'alluma une énième cigarette.

Se glissant dans son dos, elle pris une expression aguicheuse bien que gamine; lui caressant subrepticement les cheveux, elle lui souffla la fumée au visage.

"M'sieur le vampire... Ce sont vos amis, là-bas?
Héhé... Je suis certainement bien plus amusante qu'eux, non?"

Elle aimait être une enfant. Une enfant de la pire espèce, démente, perverse, attirante... Ce rôle de poupée-pute lui convenait à merveille.

-Dites... On va les rejoindre...? Ou préféreriez-vous un tête à tête?

Sa voix tintait, semblant d'innocence feinte à celui qui sait parfaitement ce qu'elle est.
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